La guerre aux fautes est déclarée !

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Licence informatique

La guerre aux fautes est déclarée !

Lundi 01 avril 2019

Un état des lieux sans appel

Selon un sondage récent, 52% des DRH reconnaissent qu’ils écartent les candidatures truffées de fautes d’orthographe ! L’orthographe est devenue un facteur discriminatoire majeur dans le recrutement d’un jeune diplômé et dans l’évolution de tout salarié.

Christelle martin Lacroux, spécialiste de la question de l’orthographe dans les phases de recrutement, est formelle : « à CV égal, celui qui contient au moins cinq fautes a trois fois plus de risques d’être écarté ».

Des étudiants stagiaires ont même vu leur période d’essai s’arrêter, car ils étaient incapables d’écrire sans fautes.

Le boom des certifications dont les scores s’affichent sur les CV – Voltaire (2010), Le Robert (2016) et Bescherelle (2018) - se justifie par cette chasse aux fautes chez les collaborateurs.

Une chasse aux fautes tentaculaire

Dans un monde de l’hypercommunication, la maîtrise de la langue est devenue incontournable. 

Les réseaux sociaux fréquentés par le candidat reflètent son niveau de maîtrise de la langue et renseignent efficacement le recruteur.

Gare à l’intelligence artificielle, qui s’impose de plus en plus dans le recrutement et élime, par un simple paramétrage, les candidatures au-delà de X fautes !

Pourquoi les recruteurs tiennent-ils à la maîtrise de la langue ?

Parce qu’un recruteur peut y voir un manque de respect, de politesse et même un certain laxisme ; il estime à juste titre que le candidat n’a pas mesuré l’enjeu que représentait sa candidature ;

Parce qu’un collaborateur qui ne maîtrise pas l’orthographe et le bon niveau de langage peut compromettre l’image de l’entreprise ; pour être « pris au sérieux », mieux vaut éviter les fautes dans les mails adressés aux clients… « C’est une question de crédibilité », assure Ilona, 20 ans, embauchée par un distributeur de produits high tech.