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La poésie comme espace d’éloquence : écrire, dire, ressentir !

BTS SIO Vendredi 27 mars 2026

Dans le cadre des cours de Culture générale et expression française, les étudiants ont été invités à explorer leur créativité et leur sensibilité à travers un travail d’écriture original.

 

À l’occasion de la Semaine de la poésie, un exercice leur a été proposé : écrire un texte à partir d’un vers imposé, choisi dans un échantillon donné. À partir de cette contrainte, chacun devait produire un texte puissant, sur un sujet libre, laissant place à une expression personnelle authentique.

 

Ce travail ne s’est pas arrêté à l’écriture : les étudiants ont également été amenés à déclamer leur texte sous forme de slam, prolongeant ainsi un travail engagé autour de l’éloquence. Cet exercice, à la croisée de la poésie et de la prise de parole, met en lumière leur capacité à faire entendre une voix, à porter des mots et à transmettre une émotion.

 

Nous vous proposons de découvrir ci-dessous l’un de ces textes, témoignant de la qualité d’écriture et de l’implication des étudiants. Merci à Aurore pour ce partage. 

 

Ton nom dans le vent

 

Je marche lentement dans un silence trop bruyant, le monde tourne, mais moi, j’ai perdu le mouvement.
Depuis que tu es parti, tout a changé de couleur, même le soleil a du mal à réchauffer mon cœur.

On m’avait dit : « Sois forte », mais c’est quoi être forte ?
Cacher ses larmes ou apprendre à vivre de ses remords ?

J’aurais voulu encore te dire mille mercis, mais le temps m’a coupé la parole… et la vie aussi.

Dans le couloir blanc, il y avait ce mot qui fait peur, un mot froid, un mot long, un mot rempli de douleurs… le cancer.
Il m’a pris mon papy, il m’a laissée sans toi.

On m’a parlé de liberté comme si c’était un choix, mais moi, je ne la ressens pas depuis que tu n’es plus là.
Liberté que je veux, liberté dont je suis malade, parce que vivre sans toi, c’est une douleur qui ne s’évade jamais vraiment.

Elle revient chaque nuit dans mes rêves, dans mes douleurs, ce vide infini.

Alors j’avance, ou du moins j’essaie, avec ton souvenir comme bouclier.
Et si la liberté existe quelque part là-haut, garde-moi une place, on se retrouvera bientôt.